Voilà déjà un mois que je n’ai
rien écrit... Pourquoi ? A vrai dire je ne sais pas. Peut-être parce que
dernièrement, mettre par écrit ce qu’il se passe dans ma vie est devenu trop
dur. Car écrire quelque chose, c’est le rendre réel. Et quelque par je ne veux pas,
enfin plutôt je n’arrive pas à accepter que toutes ces horribles choses
existent vraiment. En réalité, je crois qu’au fond de moi, je continue à
espérer que tout cela n’est qu’un mauvais rêve.
Enfin bref, passons. Dans un précèdent
commentaire, Sarah a parlé de tirer des leçons de chaque chose, bonne ou
mauvaise, que nous apporte la vie. Cela faisait déjà quelques temps que cette
idée me trottait dans la tête mais c’est ce commentaire qui m’a vraiment décidée à en parler. Alors
ça y est je me lance.
Je crois que la chose la plus
importante que ces quatre derniers mois m’ont appris c’est que de toute
situation, aussi terrible qu’elle paraisse, on peut tirer quelque chose de
positif. Dit de cette manière, cela peut paraître simple, voire simpliste. Mais
cela ne l’est absolument pas. Voyez-vous, il est très difficile, lorsque que l’on
est au beau milieu d’une douloureuse crise d’angoisse par exemple, en train de
livrer combat contre son for-intérieur, de se dire « Alors, alors, quel
est le côté positif de ma situation ? ». Mais une fois remise de mes
émotions, j’essaie, la plupart du temps , de trouver du bon à ce je viens
de subir. Et croyez-le ou non ça aide. C’est comme faire un pied de nez à votre
maladie qui voudrait dire « Regarde ma vieille, tu peux me faire tout ce que
tu veux, j’y trouverai toujours du bon ! ». Je ne vous cache pas que
ce n’est pas toujours évident !
Cette maladie m’a également fait
comprendre une chose essentielle. Le bonheur est rare et éphémère, surtout dans
ma situation. Alors il faut savoir le reconnaître quand il se présente. Et surtout
en profiter, il faut absolument en profiter. Je vous dis ça mais je ne le fait
pas toujours. Pourtant je devrai. Car aujourd’hui, à cause de ce qui me dévore
de l’intérieur, les instants de joie se
font de plus en plus rares et par conséquent de plus en plus précieux. Et
pourtant, c’est à eux qu’à présent je m’accroche pour tenter de ne pas perdre
pied. Car si c’était le cas, je ne suis pas sure que j’aurai la force de me
relever.
Voilà les deux véritables leçons
de vie que j’ai comprises et assimilées. J’ai aussi appris plein d’autres
choses, plus petites, voire minimes, mais certainement pas insignifiantes qui m’aident
à réapprendre à vivre.
Alors voilà, la phobie scolaire et la phobie
sociale ont détruits ou du moins chamboulé énormément de choses dans ma vie auxquelles
je tenais beaucoup.. Mais elle ne m’a pas tout pris. Mieux encore, elle m’a
appris, ou tout d moins comprendre, certains aspects de la vie.
Et même si aujourd’hui je ne
suis pas bien, je sais que je sortirai abîmée, mais surtout grandie de cette
maladie. Je ne souhaite à personne d’être à ma place en ce moment, pas même mon
pire ennemie. Mais, malheureusement c’est le cas, s’il vous plaît, pensez à ce
que je viens de vous dire. Car le seul moment de s’en sortir, c’est d’être plus
fort. Et pour cela, il vous absolument que vous tireriez le maximum de leçons
de ce qui vous arrive. Alors, peu à peu, vous vous forgerez une armure qui vous
aidera à résister.
R.